Offre de doctorat, ANR MACRISAL

31 mars 2026
CDD
3 an(s)

Localisation

59650 Villeneuve-d'Ascq, Hauts-de-France

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A propos

Le projet MACRISAL (MApping CRISis and ALert areas from a high-resolution dynamic modelling of peopl’s exposure to hazards) est un projet financé par l’ANR à hauteur de 315 000 euros sur 4 ans (de février 2026 à janvier 2030). C’est un projet de catégorie « Jeune Chercheur », porté par Esteban Bopp, maître de conférences en géographie à l’Université de Lille au sein du laboratoire Territoires, Villes, Environnement & Société (TVES). MACRISAL est un projet de recherche exploratoire inscrit dans le champ disciplinaire de la géographie des risques environnementaux questionnant la planification spatiale de la gestion de crise.

Les gestionnaires de crises font face à de nombreux bouleversements aujourd’hui. Ces bouleversements sont d’ordre environnementaux (conséquences du changement climatique et des impacts des activités humaines sur l’environnement), sociétaux (modification des façons de communiquer et de s’informer), et organisationnels (multiplication des outils numériques pour la gestion de crise, apparition de nouveaux outils d’alerte spatialisée, changement d’échelle de la gestion de crise (basculement de l’échelon communal vers l’intercommunal)). Ces trois niveaux de bouleversement ont des conséquences directes sur l’efficacité des opérations d’alerte et de gestion de crise dans les territoires (Bopp et al., 2024, 2025) et nécessitent de questionner les échelles et les spatialités optimales pour l’application des procédures de gestion de crise et d’alerte des populations.

L’objectif principal du projet est de modéliser et cartographier des Zones Optimales de gestion de Crises (ZOC) à l’échelle de la France. Ces zones de crises optimales seraient des zones à l’intérieur desquelles les situations en termes de localisation dynamique des individus, d’infrastructures et d’exposition aux aléas seraient relativement homogènes, permettant une homogénéisation des procédures de gestion de crise et d’alerte et une mutualisation des moyens.

Le protocole méthodologique du projet s’inscrit en trois temps. Les deux premières étapes du protocole méthodologique seront réalisées par un postdoctorant et ne concernent pas directement le travail de doctorat :

1)      Une modélisation fine de la présence des populations à différents pas de temps (résidentiel, travail, loisir et tourisme) et la création d’indicateurs d’exposition ;

2)      L’usage d’algorithmes de clusterisation pour identifier des proto-zones de gestion de crises optimales.

La modélisation se fera par la compilation de données à haute résolution spatiale et l’usage d’algorithmes spatiaux (clusterisation en tenant compte des contraintes spatiales, classification floue, etc.). Les données à haute résolution concerneront principalement les données de localisation et d’exposition aux aléas des populations sur différents pas de temps (résidentiel, au travail, sur les lieux de loisirs) qui seront collectées à l’échelle du bâti. Des pistes devront aussi être cherchées pour localiser une fréquentation des espaces touristiques, commerciaux et de loisirs. Le travail de modélisation des zones se fera ensuite sur l’entièreté du territoire français, de manière itérative, en testant plusieurs méthodes et en analysant la robustesse des résultats (en recherchant la maximisation de l’homogénéité des variables intra-zones).

Le troisième volet méthodologique concerne directement le travail de doctorat :

3)      La confrontation des proto ZOC avec l’expérience terrain.

Les zones de crises obtenues par la modélisation feront l’objet d’une expérimentation de terrain à l’aide d’approches qualitatives ou mixtes sur des ZOC pilotes qui devront être sélectionnées. L’idée est de confronter les résultats issus de la modélisation avec les spatialités propres aux gestionnaires de crise et aux contextes socio-territoriaux dans lesquels les crises surviennent. Plusieurs méthodes pourront être menées : entretiens avec les gestionnaires, surveillance d’exercices de crises, ateliers participatifs, études de RETEX, etc. Il appartient au doctorant ou à la doctorante de définir le protocole méthodologique qu’il ou elle souhaite mettre en place, après un travail de bibliographie et d’échanges avec ses encadrants.

Plusieurs questionnements émergent de ce projet : 1) Comment obtenir une cartographie des ZOC sur le territoire français ? 2) Quelles sont les propriétés morphologiques des ZOC (taille, différentiel granulométrique, comparaison par rapport aux limites administratives, limites floues, etc.) ? Cette question est reliée à l’hypothèse que différentes formes d’exposition des populations vont émerger, que cela donnera un maillage irrégulier des ZOC à travers la France et que la mesure de ces différentiels de granularité permettrait d’identifier des lois d’échelle. Ces deux premières questions seront à traiter par le postdoctorant recruté. 3) Les spatialités de crises (à définir) sont-elles contingentes : (a) au contexte territorial ; (b) au contexte de la crise ; (c) aux gestionnaires ? Il s’agit là de faire un travail de recherche sur la littérature existante sur les spatialités de crises et d’identifier un protocole d’enquête pour les déterminer en fonction des facteurs identifiés dans la question. 4) Les zones de crises modélisées sont-elles pertinentes pour les gestionnaires des risques et des crises ? L’intérêt est de savoir si les ZOC sont adaptées à la gestion de tout type de crise liée à des risques environnementaux, si elles facilitent les modalités de gestion, si elles permettent une concision des procédures, une mutualisation des moyens. Une possibilité serait de demander de gestionnaire de cartographier à la main ce qui serait leur propre ZOC pour comparaison avec les ZOC modélisées. Cette question est centrale et devra être menée sur le terrain, dans des ZOC pilotes. 5) Est-il possible de dupliquer des protocoles de gestion sur des ZOC relativement similaires ? Autrement dit, est-il possible d’adosser à chaque type de ZOC une procédure de gestion multi-aléa parcimonieuse ?

Les questions 3), 4) et 5) sont liées au travail de doctorat. Elles pourront être retravaillées/reformulées par le doctorant ou la doctorante après appropriation du sujet.

Le projet est découpé en 4 WPs :

·         WP1 : Création d’une base de données spatiale sur l’exposition des individus

·         WP2 : Algorithmes de clusterisation et statistiques spatiales

·         WP3 : Expérimentations dans des zones de crises pilotes

·         WP4 : Généralisation et dissémination du modèle.

Pour plus d’informations, il est possible de visiter le site internet du projet : https://anr-macrisal.univ-lille.fr/

Votre mission

Type de poste : doctorant contractuel de l’Université de Lille.

Localisation : Université de Lille, campus cité scientifique, bâtiment géographie, 54 Avenue Paul Langevin, 59 650 Villeneuve d’Ascq.

Discipline : géographie (CNU 23).

Laboratoire d’accueil : Laboratoire Territoires, Villes, Environnement & Société, ULR 4477.

Ecole doctorale de rattachement : Ecole graduée SESAM (ED n°73).

Durée : 3 ans (temps plein).

Début du contrat : septembre 2026.

Le doctorant ou la doctorante sera engagé essentiellement dans le WP3, et secondairement dans le WP4. Il.elle aura pour mission :

·         De s’approprier son sujet par un travail de bibliographie centré les spatialités de gestion de crise (cartographie de crise, échelles de crise, gestion des crises en lien avec les morphologies territoriales, etc.) et permettant de définir les notions clés de la thèse, d’identifier les travaux existants et de formuler les questions de recherche.

·         D’intégrer la façon dont les proto ZOC ont été construites.

·         De définir un protocole méthodologique, en lien avec les questions de recherche identifiées, centré sur des méthodes qualitatives ou mixtes (qualitatives et quantitatives), et incluant la sélection de proto ZOC pilotes sur lesquelles se porteront les expérimentations.

·         De mener le protocole méthodologique et d’analyser les résultats.

·         De rédiger le manuscrit de thèse, de participer à la rédaction d’articles scientifiques, de rapports de recherche et de présenter ses travaux lors de colloques nationaux et/ou internationaux.

·         De s’intégrer dans la vie du laboratoire TVES (implication dans les moments collectifs, présentation des travaux, etc.).

Il sera possible pour le ou la doctorant.e  de faire des enseignements au sein des formations de l’IAUGL (Institut d’Aménagement, d’Urbanisme et de Géographie de Lille) comprenant une licence de géographie-aménagement, un licence professionnelle cartographie, topographie, SIG, un master de géographie et un master d’urbanisme. Ces enseignements ne pourront avoir lieu qu’en deuxième et troisième année de doctorat. Ses enseignements seront rémunérés moyennant un avenant au contrat doctoral.

Le profil idéal

Profil recherché

Est attendu un.e candidat.e ayant un BAC+5 en géographie. Le ou la candidat.e :

·         aura des notions en géographie des risques, sans nécessairement qu’il ou elle soit issu.e d’un master spécialisé sur les risques ;

·         aura des notions en création, passation et traitement d’enquêtes ;

·         sera en mesure d’utiliser la géomatique à des fin de traitement de données et de cartographies ;

·         sera à l’aise avec la rédaction ;

·         aura une forte appétence pour la recherche.



Structure d’accueil et encadrement

Le ou la doctorant.e travaillera à l’Institut d’Aménagement, d’Urbanisme et de Géographie de Lille (IAUGL), sur le campus Cité Scientifique localisé à Villeneuve d’Ascq. Il ou elle sera accueilli.e au sein du laboratoire ULR 4477 Territoires, Villes, Environnement & Société. La thèse sera dirigée par Philippe Deboudt (Professeur des universités et co-porteur du WP3) et co-encadrée par Esteban Bopp (Maître de conférences et porteur du projet) et Elise Basquin (Maîtresse de conférences en géographie).



Modalités de candidature

Envoyer par mail à Philippe Deboudt (philippe.deboudt@univ-lille.fr), Esteban Bopp (esteban.bopp@univ-lille.fr)  :

·         Un CV détaillé indiquant le parcours universitaire (et les mentions éventuelles), l’intitulé des rapports/mémoires de stage et/ou de recherche en M1 et M2, les expériences professionnelles et les coordonnées d’un.e professeur.e référent ;

·         Une lettre de motivation qui sortira de la tiédeur spécifique à l’intelligence artificielle et montrera l’intérêt du candidat ou de la candidate pour le poste et la façon dont il ou elle se projette sur la thèse ;

·         Le rapport de stage (ou mémoire de recherche) de M2 au format pdf.

Date butoir pour candidater : 30/04/2026

Un entretien sera ensuite proposé aux candidat.e.s sélectionné.e.s.



Contacts

Esteban Bopp

esteban.bopp@univ-lille.fr

03.20.33.62.80



Philippe Deboudt

Philippe.deboudt@univ-lille.fr

03.20.33.60.98

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